Un jour j'irai à New-York avec toi toutes les nuits déconner. Et voir aucun film en entier, ça va de soi ; avoir la vie partagée, tailladée. Bercés par le ronron de l'air conditionné, dormir dans un hôtel délaté.Traîner du côté gay et voir leurs corps se serrer. Voir leurs c½urs se vider et saigner. Un jour j'irai là-bas. Un jour Chat, un autre Rat. Voir si le c½ur de la ville bat en nous. Un jour j'aurai New-York au bout des doigts. Et tu m'emmèneras ! Emmènes moi ! On y jouera, tu verras ! Dans les clubs il fait noir, mais il ne fait pas froid. Et j'y crois ! Les flaques de peinture sur les murs ont parfois. La couleur des sons que tu bois. Et puis c'est tellement grand que vite on oubliera. Que nulle part c'est chez moi, chez toi, chez nous quoi ! Et le c½ur de la ville bat en moi ! Et tu m'emmèneras ! Emmènes moi !